Sexualité: La Masturbation – Par Belinda Rose

Nous poursuivons notre découverte de ces autres pratiques de la sexualité. Celle d’aujourd’hui est très répandue mais paradoxalement taboue. Considérée comme honteuse par certains , comme un péché par d’autres, elle demeure très controversée.
D’après le dictionnaire Le Grand Robert, la masturbation est « une pratique qui consiste à provoquer le plaisir sexuel par l’excitation manuelle des parties génitales (du sujet ou du partenaire) ».

D’après les manuels de sexologie, on peut distinguer plusieurs types de masturbations (entre autres):

La masturbation, où, intentionnellement, l’objectif est en général de maximiser le plaisir érotique, puis de rechercher et provoquer ou non (tantrisme) , l’orgasme, grâce à des techniques souvent manuelles de stimulations des zones érogènes.
L’autoérotisme, qui englobe toutes les activités physiques et psychologiques qu’une personne utilise sur elle-même pour provoquer son excitation sexuelle et se procurer du plaisir érotique (c’est-à-dire la masturbation, mais aussi toutes les autres activités autoérotiques différentes de la masturbation : par exemple, imaginer des fantasmes sexuels, lire une revue érotique ou regarder une vidéo pornographique). En général, la masturbation se pratique simultanément avec d’autres activités autoérotiques.
La masturbation peut être réalisée :

Soit seul. Car en général, la masturbation est plutôt considérée comme une activité sexuelle autoérotique, qui est réalisée en solitaire, et qui s’oppose aux activités érotiques avec des partenaires ; elle est présentée de cette manière dans les ouvrages étudiant la sexualité.
Soit à plusieurs, à deux ou en groupe. Ainsi, chaque personne stimule ses propres organes génitaux. On parle alors de « masturbation en groupe ».
Ou encore, à deux ou en groupe, lorsque chaque personne manipule les organes génitaux d’une autre personne. On parle alors de « masturbation réciproque » et « masturbation mutuelle », activité sexuelle qui n’est plus de l’autoérotisme. La « masturbation réciproque » et « masturbation mutuelle » est une extension du sens général, par analogie avec la manipulation autoérotique.
On a , à tort, attribué à cette pratique des cas de surdité, de retard mental pour les hommes et d’hystérie pour les femmes. Il est aujourd’hui prouvé qu’il n’en est rien. De même il a souvent été dit , à tort, qu’elle diminuerait le désir sexuel pour le partenaire de sexe opposé. Les sexologues s’accordent à dire qu’au contraire, cette pratique qui est loin d’être systématiquement un plaisir solitaire ouvre et rend plus disponible au plaisir de l’autre.
Si elle est pour beaucoup encore une pratique honteuse, un ersatz de relation sexuelle, il faut se rendre à l’évidence. Elle fait aujourd’hui partie du langage sexuel de nombreux couples. Il peut être très excitant d’offrir à l’autre ce spectacle là. De soi se donnant du plaisir.
Juste pour dire que au-delà du fait que c’est un excellent moyen de se découvrir, on peut aujourd’hui le voir comme un autre moyen de s’offrir à son partenaire sans tabou.
Alors osez mais surtout ne vous refermez pas, que cette façon de vous procurer du plaisir soit le prélude à un autre type de plaisir avec votre partenaire.
N’hésitez plus alors, jouissez et faites jouir…

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